Intern report: Assistant Visual Merchandising chez Estée Lauder

Updated: May 10

Nous rencontrons aujourd'hui Alam Díaz ancien stagiaire en merchandising au siège Europe de Estée Lauder, et actuellement étudiant à l'emlyon business school.


Pour commencer, peux-tu te présenter et revenir sur ton parcours ?

Je m'appelle Alam Díaz j'ai 25 ans et je suis actuellement étudiant au Msc Luxury Marketing Management à emlyon business school. Avant ça j'ai effectué mon Bachelor en Ingénierie Industrielle à Tecnológico de Monterrey au Mexique, à l'issu du quel j'ai pu effectuer un premier stage en tant qu'Assistant Chef de Projet chez L'Oréal. Dans le cadre de ce Bachelor je suis également parti à Kedge Marseille où j'ai découvert le business français ainsi que le monde des grandes écoles. Je suis tombée sous le charme de ce pays et c'est pourquoi j'ai décidé de retourner en France après avoir travaillé deux ans dans une banque. Le Msc Luxury Marketing de l'emlyon est un programme très international qui offre des partenariats avec des écoles très prestigieuses dans le secteur du luxe : Parsons School of Design à New York, London College of Fashion, Luiss Business School à Rome. C'est à Londres que j'ai pu découvrir le visual merchandising pour lequel je me suis passionné.


Qu'est-ce que le Visual Merchandising exactement ?


Il s'agit de concevoir un ensemble d'outils pour attirer les nouveaux consommateurs, mais aussi de fidéliser notre clientèle avec des expériences uniques dans leurs achats, et les inciter à aller au-delà de leurs attentes. C'est pour cela que j'ai décidé de réaliser mon stage chez Estée Lauder en tant qu'Assistant Visual Merchandising EMEA. C'était très intéressant de voir les enjeux de chaque marques avec lesquelles j'ai travaillé que ce soit dans le cadre de salons de beauté, de free standing stores ou de distributeurs comme Marionnaud, Sephora ou Douglas. Les enjeux diffèrent en fonction de l'environnement de chaque retail. Dans les chaînes de parfumerie et cosmétiques, nous devons lutter pour capter l'attention du consommateur.


Pourquoi la cosmétique ?


J'ai toujours voulu travailler dans la cosmétique. Lorsque j'étudiais à Mexico, Jean-Paul Agon (CEO de L'Oréal) a visité mon campus et fait une conférence dans laquelle il a souligné le fait que le marketing était très important et unique dans le secteur de la cosmétique. Malgré mon parcours ingénieur, j'ai toujours été très attiré par le marketing qui nécessite d'avoir bon goût et d'être créatif. C'est pour cette raison que je me suis orientée vers une école de commerce pour effectuer mon Msc Luxury Marketing. L'autre raison pour laquelle j'ai choisi le monde de la beauté est qu'au Mexique, nous avons toujours perçu les standards de beauté européens comme étant celui à atteindre. Ici plus de 80 % de la population est latino ou indigène, et même avec cette composition ethnique, toutes les publicités mettent en avant ces standards de beauté européens. Selon moi, il y a beaucoup à faire sur ce point-là dans la beauté et dans la mode. Je souhaite apporter mon soutien pour changer cela. Chez Estée Lauder, nous souhaitions attirer différentes consommatrices pour nourrir cette diversité. En tant qu'Assistant Visual Merchandising je voulais montrer que la marque travaille réellement avec tous les types de cheveux (raides, frisés, crépus, bouclés...) en proposant des produits adaptés pour chacun qui ne se trouvent pas forcément dans tous les points de vente. La diversité et la justice sociale me tiennent beaucoup à cœur.



Peux-tu nous raconter comment s'est passé ton processus de recrutement ?


J'ai trouvé l'annonce grâce à une amie qui m'a mis en contact avec une ancienne stagiaire. Je lui ai fait ensuite parvenir ma lettre de motivation et mon CV. Ma manager m'a ensuite contacté pour planifier un entretien avec une responsable en Visual Merchandising. Enfin, j'ai eu un dernier entretien avec la Responsable de recrutement. Le processus a en tout duré un mois. Les questions qu'on m'a posées tournaient beaucoup autour de mes expériences passé mes compétences développées et comment celles-ci pouvaient m'aider dans les missions de ce poste. On m'a également questionné sur le visuel et animations de leurs points de vente et quels étaient les gammes/produits qu'ils essayaient de mettre le plus en avant. Il fallait montrer que j'étais intéressée par ce que le groupe faisait.


Quelles étaient tes missions ?


J'étais en charge de la création des lignes directrices des campagnes de Visual Merchandising pour Haircare et Skincare dans la région EMEA, mais aussi des suivis et bilans des campagnes lancées. Pour les visuels et animations, je travaillais beaucoup avec designers. J'écrivais également des recommandations stratégiques de merchandising et communication visuel.

Ensuite, je m'occupais du développement de projets de VM, en assurant l'attraction et la fidélisation des clients en fonction des spécificités du marché. Par exemple, j'ai participé à l'ouverture d'un nouveau salon en Arabie Saoudite, c'était très intéressant de voir les aspects spécifiques et culturels de chaque marché. Parallèlement, j'ai travaillé sur le lancement de la marque sur le marché polonais durant lequel nous avons travaillé sur le nouveau concept retail.

Enfin, une partie de mes missions consistait à étudier quels produits par marché devaient être sortis des étagères.


Qu'est-ce qui t'a le plus plu ou déplu durant ce stage ?


Ma manager m'a toujours donné beaucoup de responsabilités, elle me faisait confiance pour contacter les autres marchés. J'étais très indépendant. Dans l'équipe, il y avait une très bonne ambiance, c'était vraiment comme une famille. Lorsque j'avais des idées sur la mise en avant de la diversité, j'étais toujours écouté.



Interview réalisée par Thaïs Cador